Jeudi 28 février 2008
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13:08
Chassiron,
Les dunes, les forêts et les marais disparaissent peu à peu, la végétation se raréfie, on peut alors embrasser le paysage sur des kilomètres.
Des petites falaises se dessinent. Des touffes d’herbes sauvages et de roseaux laissent parfois entrevoir un chemin sur lequel nous explorons l’endroit.
Le vent est le maître des lieux. Il a sculpté le paysage, façonné les végétaux, et par ses humeurs a donné une âme à Chassiron. Les rares arbres s’inclinent de façon élégante, la flore se
penche de façon anarchique, les vagues s’écrasent furieusement le long des falaises, tandis que les goélands et les bernaches contemplent, impassibles, l’endroit si changeant…
L’océan grignote quelques morceaux de falaise, mais tout est sécurisé afin que de rares imprudents ne prennent pas de risques inconsidérés. A marée basse, on peut apercevoir les gigantesques
écluses de pêche entretenues régulièrement, (système ingénieux pensé dès le 16ème siècle pour piéger les poissons).
Mais après le vent, le prince des lieux est le phare : trois bandes noires et trois bandes blanches, 46 mètres de haut, 224 marches et un panorama inoubliable…l’horizon à perte de vue, une
impression d’isolement, de corps à corps avec l’océan…et si on était au « bout du monde » ?
à suivre.../...
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